Faut-il avoir peur des antidépresseurs ?

antidepresseurs

Parfois qualifiée de « mal du siècle », la dépression est le trouble de l’humeur le plus répandu. Pour lutter contre l’état dépressif, une personne prend des antidépresseurs, mais quels sont les effets de ces moyens sur la santé ?

La dépression survient lorsque différents facteurs se combinent et finissent par avoir raison sur notre fragilité. La période de vulnérabilité psychologique ou la simple déprime se transforme donc en trouble dépressif. Pour lutter contre la dépression, pas mal de personnes choisissent de se reposer sur un antidépresseur. Par contre, ces médicaments ne sont pas des solutions magiques à cette pathologie. De plus, les pilules et les autres formes d’antidépresseur ne guérissent en rien la dépression. Malgré tout, ces substances permettent à un déprimé de mieux gérer sa situation. Même si les antidépresseurs n’ont pas d’effet sur toutes les personnes qui les consomme, au moins leurs prises évitent à un individu sur quatre d’échapper à la mort. Pour information, la majorité des personnes atteintes de la dépression pensent toujours à se suicider. Les antidépresseurs peuvent être des médicaments génériques, ou bien avoir des effets spécifiques selon les symptômes à traiter. Les antidépresseurs ont pour objectif de permettre au cerveau de retrouver son équilibre chimique. Malheureusement, jusqu’ici, les produits disponibles sur le marché n’agissent que sur un ou deux neurotransmetteurs. Vu le nombre de neurones touché par cette pathologie, il est donc normalement que la majorité de ces substances ne soit pas très efficace. Certains permettent par exemple de régulariser les troubles du sommeil en resynchronisant l’horloge biologique. Les symptômes disparaissent après environ 8 semaines d’usage si le patient répond au traitement. On procède par la suite à la phase de consolidation afin d’éviter les récidives, notamment en cas de troubles récurrents. Pendant le traitement, des effets indésirables peuvent apparaître y compris les tremblements ou la baisse de tension artérielle au réveil, les troubles de la digestion, la prise de poids. Sur le plan psychique, les risques sont plus graves allant des inversions rapides d’humeur aux pulsions suicidaires. Il arrive que la personne soit encore en état d’abattement, mais que physiquement elle ait déjà la force de passer à l’acte. Ceci explique peut-être l’évolution de l’usage de ces produits. En France, si la vente d’antidépresseurs s’est multipliée par 7 entre 1980 et 2001, son utilisation a baissé de 1 % par an entre 2006 et 2009. Pour sortir de la dépression, certains ont désormais recours à l’homéopathie pour atténuer les symptômes. D’autres s’orientent vers des traitements alternatifs comme la méditation.

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